[ Mouvement ] Voir Rome et passer à autre chose ; Google Maps comme moteur d’une recherche artistique

facebooktwitter

Pour le numéro #76 de la revue Mouvement, on m’a confié l’écriture d’un texte intronisant la rubrique « Laboratoire ». Il s’agissait de décrire un phénomène propre à la création contemporaine et mettant en avant son aspect trans-disciplinaire voire in-disciplinaire. Aimant à parler des arts et des pratiques numériques, j’ai choisi de m’intéresser à la thématique des voyages immobiles comme l’indique le chapeau :

« Par sa volonté de rendre le monde entièrement accessible, Google a rendu possible des navigations inédites via le mot, l’image et la carte. Dans les méandres de Street View – la carte photographique proposée par Google – des artistes trouvent une nouvelle matière plastique. Sans quitter leur fauteuil, ils explorent les représentations virtuelles pour en déceler les failles et interroger les mythes modernes du tout-données et du tout visible. Carnets de voyages immobiles. »

En m’appuyant sur des oeuvres visuelles, littéraires, vidéos sans omettre non plus les champs de la performance et de la danse, j’ai pu observer les potentialités créatives permises par la fonctionnalité Google Street View tout en m’en servant pour la questionner du point de vue des humanités digitales et de la culture visuelle.

« Le rêve de Jorge Luis Borges d’une carte à l’échelle 1 se concrétise alors dans une Map à l’échelle de chacun. Puisque nous n’avons plus à en définir les contours, nous sommes conviés, avec nos appareils constamment connectés, à en renseigner les informations manquantes, à l’augmenter de contenus géo-localisés mais aussi à l’explorer.

Capture d’écran 2015-05-14 à 14.11.43 Capture d’écran 2015-05-14 à 14.29.39 Capture d’écran 2015-05-14 à 14.31.38 Capture d’écran 2015-05-14 à 14.30.50

 

10410895_877584385614147_4972276897615586531_n (1)

Article écrit par Stéphanie Vidal
et publié dans le numéro #76 de la revue Mouvement

facebooktwitter