[ GAITE LIVE ] Juliette Volcler, le son comme arme

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Dans cette interview, Juliette Volcler – chercheuse spécialiste des usages policiers et militaires du son – retrace l’évolution de ses emplois coercitifs sur le front, dans les rues et dans les prisons.

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Stéphanie Vidal : J’ai l’impression que la musique a toujours accompagné les batailles, par les chants, les tambours ou les trompettes. À quel moment le son a-t-il été utilisé en lui-même comme un instrument de guerre ?

Juliette Volcler : Cela a commencé il y a fort longtemps. On trouve dans des contes chinois des récits qui relatent l’utilisation de cerfs-volants par l’armée. Les soldats les faisaient voler de nuit à proximité des tentes de l’ennemi, afin de produire un sifflement un peu aigu, un peu bizarre qui évoquait des fantômes. C’est un des premiers cas d’utilisation psycho-acoustique du son. Dans mes recherches, je me suis surtout intéressée à ce que la technologie introduisait de nouveau dans le rapport au sonore et à la guerre. Et la technologie a apporté essentiellement deux choses : l’amplitude et la directivité. La psycho-acoustique, qui s’est développée à partir des années 1930 aux États-Unis notamment, a consisté à explorer les impacts psychologiques du son. Des chercheurs se sont demandé comment on pouvait modifier le comportement des individus et influer sur leur volonté depuis l’extérieur. Leurs expérimentations dans le domaine du comportementalisme ont été centrales dans le développement de nouvelles techniques du son en temps de guerre.

À vous lire il semble que c’est pendant la guerre du Viêt Nam que le son est devenu une arme à part entière dans l’artillerie militaire. Comment s’est opéré ce tournant ?

Au départ ce sont les nazis qui ont, en temps de guerre, tenté de faire un usage létal du son. Ils voulaient se servir de l’énergie acoustique comme de n’importe quelle autre énergie afin d’atteindre le corps et de tuer. Ils ont mené plusieurs recherches sur les armes spéciales sans que celles dans le domaine du sonore n’aboutissent. Ces résultats n’étaient pas probants mais par la suite d’autres chercheurs se sont inspirés de ces premiers tâtonnements. Ce que la Guerre du Viêt Nam a introduit de neuf c’est une utilisation psycho-acoustique, officialisée et aéroportée du son en temps de guerre. L’armée américaine comptait des équipes d’opérations psychologiques appelées les « PsyOps » ; aujourd’hui renommées « MISO » pour redorer leur blason bien que les pratiques soient restées les mêmes. Pendant la Guerre du Viêt Nam les PsyOps ont produit des cassettes contenant de longs mix telles que « The Wandering Soul » (« L’âme errante ») qui est la plus connue d’entre elles. Cette cassette fait référence à une grande fête Bouddhiste pendant laquelle on rend hommage aux morts. On y entend le témoignage d’un homme qui a été tué au combat et qui ne peut pas être enterré sur sa terre natale. Son âme est donc vouée à errer éternellement. Il appelle ses confrères à se rendre pour ne pas connaître le même terrible sort. Puis vient une autre voix, supposément celle de sa fille, qui l’appelle et se demande où il est. Les GIs avaient fait des efforts en misant sur la psycho-acoustique : ajoutant de la réverbération pour donner l’impression que les voix venaient de l’au-delà et en allant même enregistrer un tigre au zoo de Bangkok pour rajouter à l’effet spectaculaire. Il y avait également une variété d’autres sons que l’on retrouve d’ailleurs dans le type de mix conçus pour l’usage de la musique comme moyen de torture aujourd’hui encore. « The Wandering Soul » et les cassettes étaient diffusées à plein volume depuis les hélicoptères et avions de l’armée américaine de jour comme de de nuit afin. Le but était d’empêcher l’ennemi de se concentrer et de dormir – les soldats précisaient que les gens l’entendaient depuis les souterrains qu’ils avaient creusés pour leur échapper – en lui imposant un stimulus sonore extrêmement violent. C’est donc la guerre du Viêt Nam qui a introduit ce genre de pratiques. Depuis cette technique est devenue une tactique reconnue dans les manuels de l’armée américaine.

Et quelles sont les nouvelles avancées technologiques exploitées actuellement ?

La question de la localisation du son fait l’objet de beaucoup d’intérêt en ce moment. La dernière technologie employée aujourd’hui est un haut-parleur permettant de diffuser sur un rayon d’un mètre, ce qui est extrêmement précis. Il permet de cibler une personne dans une foule ou de diffuser du son dans une seule partie d’une pièce. L’armée américaine s’en sert déjà comme outil de leurre mais aussi comme outil de communication furtive. La police de Los Angeles en fait usage pour tromper des « suspects », leur faisant croire qu’un policier est juste à leurs côtés quand celui-ci se trouve encore à 300 mètres de là.

« Le premier réflexe de notre oreille quand elle entend le LRAD
c’est d’ouvrir grand les tympans. » 

Dans le cadre de l’exposition Say Watt? vous avez présenté l’installation « Les armes acoustiques » dans laquelle on peut voir des images de l’utilisation d’un très gros système sonore composé de plusieurs haut-parleurs appelé « LRAD ». Pouvez-vous nous parler de cette arme qui fait partie de l’équipement de certaines polices et armées ?

Le LRAD (Long Range Acoustic Device) est un dispositif acoustique de longue portée, il s’agit de très gros haut-parleurs qui peuvent diffuser un son plusieurs fois plus fort que le volume d’un avion au décollage et l’orienter très précisément dans un rayon de 15 à 30 degrés. Il a d’abord équipé les navires de l’armée américaine qui naviguaient au large des côtes somaliennes en 2005 afin de faire fuir les pirates. Le mode voix du LRAD permettait d’envoyer aux bateaux pirates l’injonction de s’éloigner et le mode alarme était activé si les embarcations continuaient d’approcher. Le LRAD a également servi en Irak pendant la guerre entre 2005 et 2010 et fait désormais partie de l’équipement habituel des unités de l’armée américaine. Dans le cadre guerrier il a parfois fonction d’arme pré-létale, c’est-à-dire que les GIs diffusent l’alarme à plein volume dans les rues afin de déloger les snipers de leurs cachettes et de pouvoir les abattre beaucoup plus facilement quand ils fuient en se bouchant les oreilles. Comme toutes les armes dites « non létales », le LRAD est caractérisé par plusieurs modes d’activation possibles ; un usage totalement inoffensif ou un usage qui peut devenir de plus en plus dangereux. C’est donc une arme qui permet un usage civil pour traiter les « désordres » intérieurs et un usage guerrier pour accompagner l’action d’un armement classique directement létal.

C’est ainsi que le LRAD a fait sa première sortie dans les rues de Pittsburgh en 2009 pour « traiter les désordres intérieurs » causés par le contre sommet du G20 ?

En effet la manifestation de protestation contre le sommet du G20 n’avait pas été autorisée par la ville de Pittsburgh et sa police en a profité pour étrenner ses LRAD. C’était le premier usage public en mode offensif du LRAD sur le sol des États-Unis. Lors d’une convention républicaine à New-York en 2004 la police n’avait pas fait usage de ceux qu’elle avait déployés. La manifestation peut être considérée comme un double tournant car c’est aussi bien le premier usage public du LRAD que sa première poursuite en justice. En Octobre 2011, Karen Piper – une professeur d’université ayant participé à cette marche – a porté plainte contre la ville de Pittsburgh et contre sa police pour la perte d’une partie de son audition. Un procès similaire a été intenté au Canada : l’Association Canadienne des Libertés Civiles a porté plainte préventivement contre l’usage du LRAD par la police de Toronto en 2010 afin de le faire interdire. Elle a argumenté que le LRAD pouvait décourager les individus de venir manifester : les parents avec des enfants, les gens qui auraient des problèmes d’audition ou de mobilité ou tout simplement ceux qui ne souhaitent pas s’exposer à ce nouveau type d’arme. Cette jurisprudence n’a pas, pourtant, abouti à grand chose ; le tribunal a autorisé l’usage du LRAD tout en imposant à la police d’adopter des régulations plus strictes que celles qu’elle suivait jusqu’alors. Mais la police et l’armée ne sont pas les seules à pouvoir se procurer des LRADs, il est librement commercialisé auprès des agences de sécurité du monde entier. On en trouve ainsi en Géorgie, en Birmanie, en Thaïlande et dans bien d’autres pays. En France, la Gendarmerie a testé un dispositif israélien proche, le Shophar, mais a préféré ne pas s’en servir.

La Gendarmerie Française avait émis des réserves quant à l’usage de ces dispositifs en France car elle ne trouvait pas l’arme assez discriminante. Pouvez-vous expliquer l’importance du caractère discriminant d’une arme ?

Le caractère discriminant d’une arme est très important et plus « positif » que ce à quoi on pourrait s’attendre. Cela signifie simplement qu’une arme ne doit pas atteindre des personnes qui ne doivent pas l’être. Une arme doit atteindre une cible précise, donnée, identifiée. Si jamais l’arme atteint absolument tout le monde sur un rayon de 5 kilomètres alors ce n’est pas une arme discriminante. Ce réel problème a été soulevé par la Gendarmerie Française mais aussi par des opposants et des pacifistes. Effectivement, dans les rues d’une ville le son du LRAD peut rebondir sur les murs et les gens qui regardent aux fenêtres peuvent l’entendre aussi bien que les manifestants. De plus, il peut y avoir parmi les manifestants des personnes qui ne peuvent pas s’en aller de la zone de diffusion – parce qu’elles sont handicapées ou qu’elles ont une mobilité difficile par exemple – et qui risquent d’y être exposées d’une manière plus intense que prévue. Aussi, la Gendarmerie Française a pensé que cela risquait de poser en France un problème d’acceptation au niveau du public, que ça ne serait pas une arme très bien vue. J’insiste bien sur le fait que ce n’était pas le LRAD qu’ils avaient testé mais le Shophar, qui est son équivalent israélien, en vertu d’accords de coopération entre la France et Israël. Le shophar c’est une trompette rituelle, les trompettes de Jéricho qui ont abattu le mur sont des shophars et c’est ainsi que l’arme a pris ce nom-là en Israël. Il y a bien eu un groupe au niveau gouvernemental qui a étudié la question, mais pour l’instant cela ne donne rien et ce n’est pas plus mal.

Mais dans le cas du LRAD ce ne sont pas les propriétés du son mais plutôt les tolérances physiques de l’oreille qui sont sollicitées ?

Effectivement le LRAD relève plus d’un usage physique du son mais la psycho-acoustique n’est jamais bien loin ! Le LRAD émet sur des fréquences moyennes – allant de 1000 à 2500 hertz – que l’oreille humaine va naturellement amplifier parce qu’elles se recoupent avec les fréquences de la voix humaine. Elle va naturellement favoriser les fréquences de la communication verbale pour atténuer les autres bruits. Le premier réflexe de notre oreille quand elle entend le LRAD c’est donc d’ouvrir grand les tympans pour accueillir ce son avant de les refermer rapidement pour s’en protéger.

« La torture par privation sensorielle
a un effet extrêmement

rapide et extrêmement violent. »

Et il est des cas terribles comme celui de la torture dans lesquels le son attaque aussi bien le corps que l’esprit …

Pour ce qui est de l’usage du son dans la torture la distinction entre ce qui relève de l’impact strictement physique et de l’impact purement psychologique est complètement poreuse. Il arrive que le son serve de moyen de torture sur des présumés terroristes enfermés dans des cellules munies de haut-parleurs qui diffusent de la musique à plein volume 24 heures sur 24 pendant des semaines voire dans certains cas pendant des mois d’affilée. 
L’impact est à la fois physique et psychologique parce que d’un point de vue strictement physique l’oreille humaine a besoin de moments de repos et ce d’autant plus quand elle est soumise à de très fortes pressions, sans quoi ni elle ni le cerveau n’arrivent à récupérer. De fait elle affecte énormément la psychologie de ceux qui y sont soumis. Les témoignages révèlent qu’elle est particulièrement douloureuse car c’est une forme de torture qui empêche de récupérer d’autres formes de tortures infligées. Par exemple si un prisonnier à été battu ou violenté, il a ensuite beaucoup de mal à se remettre de cet épisode parce qu’une fois revenu dans sa cellule la torture continue sous une autre forme.

Quels sont les origines de cet emploi extrêmement coercitif du son ?

Cet usage du son est dérivé d’études comportementalistes datant des années 50-60 qui visaient à déterminer de quelle manière on pouvait modifier le comportement de quelqu’un par des moyens « non physiques ». Aux États-Unis par exemple, le silence total était privilégié et s’est avéré redoutablement efficace. Aucun des étudiants volontaires pour des expériences d’isolement sensoriel total n’ont résisté plus de 48 heures, alors qu’ils étaient payés pour le faire et qu’ils avaient confiance en l’expérimentateur – qui était généralement leur professeur. Ils ont témoigné d’hallucinations extrêmement violentes, de cauchemars, d’angoisses et de débuts de dépersonnalisation c’est-à-dire qu’ils ne savaient plus très bien où était leur corps et parfois même ils avaient l’impression qu’ils étaient deux corps à la fois ! Des témoignages similaires ont été recueillis quand la Grande-Bretagne a emprisonné des membres présumés de l’IRA. Lors du procès de l’Irlande contre la Grande Bretagne, un psychiatre a affirmé à la barre que 3 des prisonniers soumis à des techniques de privation sensorielle étaient devenus psychotiques en quelques heures.

On peut donc priver de deux façons : en enlevant tous les stimuli ou au contraire, en surexposant un individu en le sollicitant sans relâche ? Les deux aboutissent à des résultats similaires ? On peut priver également par l’excès ou par l’absence ?

Tout à fait. Pour parvenir à se repérer dans son identité et dans son environnement l’homme a besoin de stimuli sensoriels variés. C’est grâce à cette variation que l’on arrive à évoluer dans l’espace et dans le temps, à prendre des décisions et à savoir qui on est. Si jamais il n’y a plus aucune variation due au trop ou au rien, l’humain se retrouve plongé dans une sorte de vaste infini ou au contraire de minuscule prison et n’a plus aucun moyen d’agir. La torture par privation sensorielle a donc un effet extrêmement rapide et extrêmement violent. Paradoxalement c’est la forme de torture qui est la plus minimisée aujourd’hui voire non reconnue comme telle. Quand bien même les « pratiques d’interrogatoires renforcées » comme les appellent les Américains ont été fortement révisées – suite à certaines dérives en Irak – la torture par privation sensorielle est toujours autorisée par l’administration Obama.

« Le LRAD est un objet qui peut être utilisé de manière politique
mais pas forcément par le pouvoir. »

Les albums de Metallica, Slayer, Eminem et bien d’autres musiques dites heavy ou hardcore ont servi pour torturer des prisonniers ; mais dans ces conditions n’importe quelle musique pourrait être utilisée de la sorte ?

En effet dans le cadre de la torture n’importe quelle musique peut devenir une arme potentielle. Très régulièrement de la musique pour enfants à été diffusée dans ce but mais aussi des bruits tels que des chats qui miaulent, des lapins qu’on égorge, des roulettes de dentistes ou des sons de bébés pleurant – qui paraît-il sont quasiment insupportables. À travers l’usage majoritaire du rap, du metal et du hardrock ce sont les goûts musicaux des GI qui sont reflétés : ils diffusent simplement ce qu’ils ont dans leur iPods. Cette musique devient aussi le symbole de la culture qu’ils portent. Le fait de l’utiliser de manière assourdissante contre un ennemi est une façon d’affirmer la suprématie de sa culture en l’imposant de manière extrêmement violente. Et je pense que quand les GIs jouent Eminem ou Metallica à fond ils éprouvent eux-mêmes un sentiment de toute puissance qu’ils ne ressentiront pas en diffusant des sons de bébés qui pleurent.

Qu’en ont pensé les musiciens concernés quand ils ont appris l’usage que les GIs faisaient de leurs morceaux ?

Il y a eu un fort mouvement de protestation de la part des musiciens. Ils se sont fédérés au sein de l’association Reprive, ont crée une manifestation appelé « Zero dB » et ont demandé à l’armée de cesser d’utiliser leur musique pour cet usage. Mais d’autres musiciens comme par exemple Metallica ont été très fiers que leur musique ait servi dans ces conditions.

Qui sont généralement ceux qui sont soumis à ces tortures ? Vous mentionnez des présumés terroristes et des prisonniers politiques…

Il est en effet frappant de remarquer que, quels que soient les pays qui utilisent la privation sensorielle, elle est toujours dirigée contre des prisonniers politiques. Cela vient d’ailleurs démentir l’argument principal de ceux qui l’emploient et qui l’amoindrissent dans ces effets. Si « ce n’est pas si grave » pourquoi l’emploie-ton contre ceux qui sont considérés comme les ennemis absolus de l’Etat ? En Grande-Bretagne c’était contre des membres présumés de l’IRA, en Israël elle vise des Palestiniens des territoires occupés, aux Etats-Unis des membres présumés d’Al-Qaïda, en Allemagne des membres de la fraction Armée Rouge. À chaque fois c’est une catégorie très spécifique de la population qui est ciblée par cette pratique.

Bien que les violences à l’encontre des prisonniers n’ont rien de comparables avec celles qui visent les protestataires, le son semble servir à contenir ceux qui menacent ou remettent en question le pouvoir en place, à les réduire au silence. Est-ce que le son est une arme privilégiée pour maintenir un ordre politique ?

En effet les violences ne sont pas comparables entre l’usage d’un LRAD en manifestation et la privation sensorielle en cellule mais on remarque un type de personne ciblé. Quand le LRAD a été utilisé en Géorgie c’était contre des opposants au pouvoir et en Thaïlande dans une manifestation d’ouvriers : à chaque fois c’est un instrument du pouvoir servant à maintenir un certain ordre social. Je tempérerais cela en ajoutant qu’ils sont librement achetables et que Sea Shepherd, une association écologiste qui lutte contre les baleiniers, s’en est par exemple procuré pour les empêcher de continuer à agir en mer. Bien que ce soit peu fréquent le LRAD est un objet qui peut être utilisé de manière politique mais pas forcément par le pouvoir.

À Pittsburgh en 2009, le LRAD sert à disperser les manifestants, en 2005 la Police de Santa Anna l’emploie pour déloger les habitants d’une maison. On dirait des pratiques servant à éloigner les nuisibles quel que soit « le nuisible » ? Cela évoque des dispositifs répulsifs pour les insectes ou les rongeurs …

En effet et si l’on retrace l’historique de chaque arme « non létale », que ce soit le taser, le flashball ou le LRAD, on retrouve à l’origine un usage contre les animaux. L’animalisation du corps social est très frappante dans l’usage des armes dites « non létales » : il est traité comme un corps animal qu’il s’agirait de tenir à distance, de domestiquer et de contenir d’une manière ou d’une autre.

Pour en savoir plus sur « Le son comme arme » de Juliette Volcler
Interview initialement publiée sur le site de la Gaîté lyrique sous cette URL.

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